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The Fitzcarraldo Sessions

par Jérôme Florio le 07/03/2010

Note: 6.0    

On retrouve derrière The Fitzcarraldo Sessions le groupe français Jack the Ripper, qui a composé tous les titres et convié une pléthore d'invités à donner de la voix. Jack the Ripper trouve ainsi le moyen de continuer à exister après la mise en retrait de son chanteur Arnaud Mazurel en 2008.

Les Jack the Ripper se transforment donc en metteurs en scène de leur univers - une americana vaguement gothique et classieuse, masculine, sous influence Nick Cave & the Bad Seeds. C'est un décor impeccablement planté, taillé sur mesure pour leurs hôtes qui y vont tous de leur prestation très maîtrisée, dans un registre qui leur est familier : ambiance sombre et violons lancinants pour Stuart Staples (Tindersticks), pop-rock à guitares pour Craig Walker (ex-Archive, au charisme vocal à peu près nul)... Ce sont les chanteurs "forts" qui éveillent le plus l'intérêt : Dominique A. qui essaie d'emporter le morceau, ou encore Blaine Reininger (Tuxedomoon) très à l'aise en citoyen du monde bourlingueur.

Pour le reste, "The Fitzcarraldo Sessions" est loin de la démesure du personnage éponyme du film de Werner Herzog, qui veut construire un opéra en pleine jungle amazonienne. Tous les invités (voir liste plus bas) se voient offrir sur un plateau un rôle confortable, alors que l'on aurait bien aimé les voir à contre-emploi : du boulot certes très bien fait, mais qui laisse indifférent.



Le casting (dans l'ordre d'apparition) : Moriarty, Stuart Staples (Tindersticks), Phoebe Kildeer (Nouvelle Vague), Dominique A, Syd Matters, Blaine Reininger (Tuxedomonn), Joey Burns (Calexico), Paul Carter (Flotation Toy Warning), Craig Walker (ex-Archive), 21 Love Hotel, Abel Hernandez (Migala). 


FITZCARRALDO SESSIONS Alice & Lewis (soon will come too soon) feat. Moriarty (Clip 2010)