Borrow a horse

Old Calf

par Jérôme Florio le 15/09/2011

Note: 8.5    
Morceaux qui Tuent
What did I dream


Old Calf est construit autour de Ned Oldham et Matty Metcalf : le premier a travaillé avec son prolifique frangin Will au sein de Palace Music, puis dans les années 2000 avec The Anomoanon, groupe proche d'un rock seventies élaboré. Old Calf n'a pas grand-chose à voir avec l'aridité de Palace Music : on est sur le versant chaud, boisé, de la montagne folk-rock. Dans son genre, "Borrow a horse" est un pur-sang faute (sic).

"I saw a peacok with a fiery tale", "Bonny Cuckoo" sont jouées dans les règles de l'art, avec un son rond et plein (guitares, mandolines, accordéon, plus loin des flûtes...), pour l'instant discrètement électrique. "When I was taken" pourrait même, avec ses entrelacs de guitares et voix chromées, faire penser... aux Eagles. "Do not play with Gypsies" avec ses accords de guitare attaqués plus franchement, une note grave en bourdon, trace un autre sillon : au milieu, la guitare électrique se met à légèrement bégayer et c'est toute la chanson qui perd pour un instant le contact avec le plancher des vaches.
Les cow-boys vivaient la tête sous les étoiles : "Far from home" s'échappe encore davantage, avec des accents de guitare à la David Gilmour (Pink Floyd) qui cette fois phagocytent toute la seconde partie. Etape roots, fiddle et piano honky-tonk avec "Stool-ball". "A gift, a ghost / Monday alone", genre de slow sixties nocturne, avec ses parties instrumentales qui s'étirent, fait penser au premier disque de Spain (Josh Haden).
En avant-dernière position, "Henry was a worthy king" a le titre et l'apparence la plus traditionnelle ; c'est pour mieux faire sentir le superbe décollage définitif de "What did I dream" à la coloration clairement psychédélique : cette fois, le cow-boy nous met la tête dans les étoiles.



OLD CALF (Feedback session 2010)