 Trip-Hop | | 2000 | Album Original | Un CD China / Warner 2000 |
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SPIRALE | | |
| | | par Francois Branchon le 19/09/2000
| Morceaux qui Tuent Shallow end Rome wasn't built in a day
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| La sensualité calme et voluptueuse n'est plus de saison chez Morcheeba. Même si en ouverture "World looking in" vient en clin d'oeil remettre en mémoire "Never an easy way" ou "Trigger hippie" (deux chef d'oeuvre magnétiques du très "peace" premier album), "Fragments of freedom" recentre la soul du groupe de Bristol vers les instruments et ne fait de l'habillage électronique trip-hop européen (autrefois central) qu'un accessoire. A cette fin, Morcheeba part en pèlerinage en Amérique, rôder du côté de Memphis, Nashville et Chicago. Un véritable hommage : "Rome wasn't built in a day", son chant à la grande fraicheur et ses rythmiques blanches/noires croisées chez Tony Joe White aux studios Muscle Schoals, "Love is rare" (très Sly), "Love sweet love" (le rap de Mr Complex et les scratches de Dj Grossphader en font un gros titre de dancefloors), la pop-disco-soul piège de "Shallow end" (voix fondante, minuscule et tuant riff de guitare, violons, synthés 70's et mélodie-gimmick) enchaînée à un "Be yourself" aux violons très Motown, "Come down gently" et son orgue Hammond B3 et sa Leslie, évoquant les compos courtes et enlevées d'un Booker T., "Good girl down" et ses cordes à la Norman Whitfield, le rappé "Bahamadia" et son subtil piano Fender Rhodes... Seul le final "Fragments of freedom", en pendant du morceau d'ouverture, vient rappeller que Morcheeba fut un maître dans l'art de coller de l'âme au trip-hop. |
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