Decadence and poetry

Ed-Äke

par Oli le 11/07/2010

Note: 9.0    

Voilà un putain de bon album. Ed-Äke a pas mal évolué depuis les sons métalliques de son "Stade kritik", et si on n'a pas reçu l'album "In loving memory of a dead rock band" (2007), on avait pu voir en live que le groupe s'était choisi une voie plus claire, calmant le jeu des distos et évitant de suivre toutes les pistes. Mais même avec ce souvenir d'un groupe plus carré, on ne m'attendait pas à une telle débauche de classe et d'énergie en lançant "Decadence and poetry".

Un punk valse avec une damoiselle sur le digipak et à l'intérieur même topo, ça envoie du riff rock sans rechigner sur les litres de sueur tout en restant aiguisé, net, propre, "sharp" quoi. Ed-Äke se permet même de claquer des titres aux allures plus pop qu'on imagine aisément retourner des stades entier. Un exemple ? Ok, prenond la la ligne de basse de "Heads or tails", simple et pure, elle permet de construire un morceau avec un rythme efficace, quelques riffs, un mini solo et une mélodie ensorceleuse par dessus le tout, emballé, pesé, le stade est retourné. En tout cas, ça fonctionne ! Et que l'influence soit plus power pop, métal gentil (MetallicA période "Load/Reload"), grunge ou stoner (le gros des troupes), ça marche toujours grâce à des refrains martelés et marquants ("Sold five dollars", "You don't know me"), alors certes ça peut sonner parfois simpliste mais en grattant ce qui sonne comme une évidence, on a une somme de détails plus ou moins importants qui solidifient les compositions et en font des tubes sans failles.

Arrêtons de jouer avec les mots, mettons de côté les références, jouons nous aussi au plus direct et au plus efficace : "Decadence and poetry" est un putain de bon album. Et français messieurs dames ! Non pas qu'on fasse du nationalisme primaire mais on a tellement pris de claques par les Ricains par le passé que lorsque ce sont des compatriotes qui atteignent ce niveau (et ça arrive de plus en plus souvent), il nous semble important de le signaler. Voilà ce qu'il faut retenir, c'est un putain de bon album.