| | | par Hugo Catherine le 03/08/2013
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| Emportés
d'emblée par une voix aérienne et un monde cosmique, nous nous
laissons aisément aller à la méditation musicalement assistée.
L'Italien (Davide) Tomat déploie un son folk mais dark, aux accents électroniques
sombres formant un maelstrom quasi-bruitiste mais totalement
maîtrisé. Les basses, souvent, transpercent l'horizon, les
pulsations lourdes se mêlent avec bonheur aux voix trafiquées,
aux chants en apesanteur. Mouvements amples et temps d'excitations se
succèdent, de multiples effets créent un lien sonore tout à fait
opérant, et témoignent d'un bricolage subtil. Comme en quête d'une
transe électronique, les voix s'élancent, se perdent en boucle, se
transforment en échos, s'évanouissent. "CE-2" et
"Radio", ouvrant l'album, sont de bien belles pépites.
Certains
morceaux se perdent toutefois un peu en longueur, et peuvent peiner à
nous porter toujours aussi haut (par exemple "Donaticomet",
"Jupiterasteroid", "Venus"). Ces pistes
ressemblent à des traversées spatiales sans fin et fonctionnent
moins bien que les pistes aux beats plus tranchés. Ainsi, les
pulsations donnent un élan certain aux créations de Tomat, parfois
trop facilement égarées dans un haut niveau d'apesanteur.
Si
les morceaux ne nous nous accrochent pas tous avec la même
intensité, le travail sonore est toujours exquis, superposant avec
doigté des sons innovants (electronica façon dentelle, mélodies
délicates, basses méditatives…) et d'autres plus
datés (beats festifs un peu désuets, boucles plus entendues...). Il
ne faut pas non plus oublier le final en forme de clin d'œil :
"Titan" semble sorti d'un jeu vidéo aphextwinisé. De quoi
secouer les plus assoupis. |
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