| | | par Francois Branchon le 29/02/2004
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| Bizarrement, le morceau le plus faiblard de cet hommage est celui qui termine le disque, "Just because i'm a woman" par Dolly Parton elle-même, qui sonne bien daté (le producteur aurait pu faire preuve de plus d'inspiration, avec "All can i do" par exemple).
Mais ce n'est que broutille, car l'album s'écoute avec plaisir, remettant même une pendule à l'heure : derrière le look craignos et les choucroutes grotesques, Dolly Parton est une excellente songwriter. La qualité de ses compositions éclate, lorsque reprises et mises au goût du jour par des pointures à la classe inattaquable (Emmylou Harris, Sinead O'Connor, Me'Shell N'Degeocello) comme par les jeunes pousses américaines (Shania Twain, Kasey Chambers, Mindy Smith) elles prennent une seconde jeunesse.
On se laisser bercer par "Jolene" (Mindy Smith), "Do i ever cross my mind" (Joan Osborne - qui vient d'être embauchée comme chanteuse par le Grateful Dead !), "To daddy" (Emmylou Harris), "Dagger through the heart" (Sinead O'Connor), "Coat of many colors" (Shania Twain) ou "Little sparrow" (Kasey Chambers), on va jusqu'à danser sur "Two doors down" (Me'Shell N'Degeocello) superbement infectée de funk, on écoute même les poissonnières (Alison Krauss sur "9 to 5" ou Melissa Etheridge sur "I will always love you") et on passe l'éponge sur le phénomène marketing du moment (Norah Jones "The grass is blue"). |
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