| | | par Francois Branchon le 26/04/2001
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| Les films tournés ces temps-ci en Angleterre sont en train d'ériger les Clash en nouveaux classiques des années 70-80. Comme celle de Billy Elliot, celle-ci n'échappe pas au "London calling", et bien sûr on ne s'en plaint pas ! La bande originale du film de Patrice Chéreau est très élaborée, de grande classe, alternant l'eau et le feu, des Tindersticks ("A night in") aux Stooges ("Penetration"), de Nick Cave ("In the ghetto" d'Elvis Presley) aux Clash. On y retrouve aussi deux titres de Bowie ("Candidate" et "The motel") et surtout deux "signes intérieurs de richesse", deux morceaux des fragiles et rares Eyeless In Gazales ("Keynote inertia" et "Point you"). On en oublierait presque le compositeur officiel original, Eric Neveux, dont les huit morceaux occupent la fin de l'album. Il n'est pas un inconnu, après des débuts chez François Ozon ("Regarde la mer", "Sitcom") et le précédent Chereau, "Ceux qui m'aiment prendront le train", où il jonglait avec Björk, Portishead et James Brown. Les réalisateurs qui ne traitent pas leur bande-son par dessus la jambe sont assez rares pour qu'on salue là la finesse de Patrice Chéreau. |
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