| | | par Francois Branchon le 01/11/1998
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| Un soir de 1968, Jim Morrison en pleine gloire Doors s'égare et repart vite fait au petit matin. Un jour de 1998, Cliff Lorain, fils oublié de Jim, jeune déjà vieux, vient présenter ses chansons à Robbie Krieger (ex-guitariste des Doors), ami de sa mère. Robbie a-t-il pitié ? a-t-il bu ? Ou, vénal, voit-il un intérêt mercantile à surfer sur la mode des "fils de" ? Il va l'aider à produire l'album, change son nom (on va pas se priver de "Morrison" ! ) et lui colle dans l'affaire son propre fils Waylon à la guitare. Il existe pas mal de groupes caméléons jouant à travers le monde les morceaux de leurs idoles (Experience rejoue le répertoire Hendrix tous les soirs, comme Hoppkorv reprend Hot Tuna et d'autres les Beatles, etc...). Cliff Morisson est plus ambigu. La voix est un décalque parfait du papa et gageons que le producteur s'est creusé pour tomber "pile" sur les bons réglages. La musique qui va avec vire très vite en eau de boudin. La plupart des morceaux piquent un gimmick à une chanson des Doors ("Wicked me" à "Texas radio", "Glass falls" à "L.A.woman"...) et les structure utilisent leur schéma, organisé autour de la basse et de l'orgue. Mais ici, Waylon Krieger le guitariste ne connaît que les riffs hard et les vocaux se perdent très vite dans un magma poussif et grandiloquent façon Simple Minds. Même si l'on se dit parfois que Jim Morrison aurait pu composer et chanter une ou deux de ces chansons, comme le très joli "August moon", jamais il n'y aurait collé ces pauvres arrangements variétés et n'aurait rédigé son livret en commençant par remercier Jesus Christ !! Pour le night club des nigauds du Père Lachaise ! |
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