| | | par Elhadi Bensalem le 01/07/2007
| | |
| Ecrit, composé, enregistré et arrangé en solitaire, l'album "Me and the B." de Mark Alberts, auteur-compositeur-interprète de nos vertes contrées, est sympathique à l'écoute mais nous laisse cruellement sur notre faim. Des textes en anglais souvent bien ficelés ne parviennent pas à faire décoller des mélodies efficaces mais qui restent sagement dans leur créneau. On aurait apprécié un songwriting plus aventureux. Il y a certainement derrière tout ça, une volonté de faire un compromis entre des vintageries americana digérées de bon coeur et la volonté d'offrir un résultat d'une tenue résolument moderne (la chanson qui ouvre l'album "Does anybody know" en atteste) mais la production reste coincée entre deux chaises, alors que la dernière piste, "Never satisfied", enregistrée en public nous fait taper la tête contre le premier mur venu. Pourquoi diable n'a-t-il pas enregistré tout l'album en prise directe ? Cette révélation un peu tardive peut laisser présager de belles choses pour l'avenir discographique du musicien. A noter un titre qui fait clairement mouche, "Let it be you", une sorte de rencontre entre John Lennon et Lenny Kravitz - avons-nous dit que Mark Alberts a un organe vocal assez proche du fantasque américain ? - et la reprise de "Why don't we do it in the road", qui prouve que l'homme est sincèrement fan du "White album" du fameux groupe mystère, The B. |
|
|