Underneath this myrtle shade

Alban Dereyer

par Emmanuel Durocher le 31/08/2008

Note: 7.0    

A la fin des années 90, Alban (tout court à cette époque) acquiert une certaine réputation en partageant l'affiche des concerts d'Ignatus, Herman Düne ou Tahiti 80. Après quelques années d'interruption et d'apprentissage, le Français revient en rajoutant un nom à son prénom et un six-titres qui impose une musique résolument anglophone, vibrant dans les hautes couches de l'atmosphère grâce à une certaine sophistication aérienne. Les morceaux "Someday", "September" ou "Big Ben" réactivent brillement une pop symphonique qui a du mal à se refaire une santé depuis les grandes heures de Divine Comedy. Avec sa ligne claire au piano et des chœurs lyriques en arrière plan, le musicien ajoute une touche baroque à ses mélodies sixties – un peu comme si Purcell avait animé des soirées du Speakeasy ou du Cromwellian, les salles branchées au cœur du Swinging London.

Alban Dereyer sait aussi délaisser ses habits opulents et se mettre à nu avec sa guitare, des accompagnements raffinés mais discrets et les jolies balades de "Give it a try" et "Clay house", moins originales peut-être mais qui révèlent un véritable talent d'écriture et une voix qui sort des sentiers battus. Il ne reste plus qu'à guetter l'album qui doit donner suite à ce "Underneath this myrtle shade" tout à fait honorable.